Comment rouler moitié moins cher ?

Chers amis automobilistes, vendredi prochain, vous aller m’envier comme des crapauds devant Brad Pitt! En effet, c’est ce jour là que mon garagiste me livre ma toute nouvelle voiture GPL. Résultat: je vais rouler au litre à 52 centimes d’euro. Et ce, en polluant moins la planète.

Les prix de l’essence et du gazole n’ont jamais été aussi élevés. Le prix du baril de pétrole continue de poursuivre son ascension vertigineuse et tout montre que cela continuera. La planète s’asphyxie par le CO2 et autres gentils gaz d’échappement. Pourtant, les médias ne parlent pas beaucoup du gaz de pétrole liquéfié (GPL). C’est que le GPL a mauvaise presse.

Des débuts laborieux


Le GPL est un mélange de butane et de propane. C’est un résidu de l’extraction du pétrole, autrefois brûlé sur les torchères. Ce passé de déchet du pétrole est-elle à l’origine de cette mauvaise réputation ? Facilement stockable, utilisé dans les briquets, le GPL est déjà largement employé pour de nombreuses utilisations, comme par exemple, le séchage en agriculture. Les causes du début difficile du GPL sont à chercher ailleurs. J’ai moi-même acquis un premier véhicule roulant à ce carburant au début des années quatre-vingt, de petite cylindrée et je dois bien avouer, qu’alors, le GPL, mis à part son prix et la pollution, cumulait les handicaps.
A l’époque, la double carburation, GPL et essence, était interdite en France, alors qu’elle était autorisée dans la plupart des autres pays d’Europe. Par conséquent, si l’on choisissait ce carburant, on ne pouvait rouler qu’avec lui. Or, l’autonomie des véhicules était limité : environ 350 à 500 km. Le réseau des stations service le proposant était aussi plus réduit qu’aujourd’hui. Et les marques d’essence n’avaient pas réussi à s’entendre pour cette simple bonne idée : diffuser une carte unique des stations GPL rassemblant toutes les marques. Or, lorsque, d’aventure, on tombait en panne sèche, toute solution de secours immédiate était impossible. Impossible d’aller se ravitailler avec une bombonne ! Le seul recours était la dépanneuse… Il m’est arrivé, par exemple, de dormir dans ma voiture – interdiction de rire ! – en attendant l’ouverture d’une station service GPL…

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